Quel est ton rôle dans l’aventure Substra ?

Camille : co-fondatrice de Substra.
Je suis VP engineering d’Owkin, la startup qui a initialement développé le framework Substra. C’est moi qui encadre l’équipe tech pour le développement du framework, une équipe d’ingénieurs software seniors, très pointus, mais qui ne se prennent pas au sérieux 🙂

Le projet est né d’une constatation : il est aujourd’hui difficile de faire collaborer les startups et les hopitaux. La technologie peut aider, nous avons donc décidé de développer un framework qui permet de laisser les données dans les hôpitaux tout en testant les innovations portées par les startups dans la médecine.
Le but de l’asso est de faire le lien entre public et privé, d’héberger le code source, d’animer les contributions de la communauté sur le framework.

Ce qui me motive c’est de pouvoir trouver un moyen techno pour réussir ce challenge, et aboutir au respect du caractère privé des données de santé.

Retrouvez la présentation de Substra Foundation par Camille sur FrenchWeb.

Romain :
Je suis Data scientist et Chef de projet au sein du projet Healthchain. Je suis salariée du CHU de Nantes, qui est contributeur dans le projet Healthchain porté par Substra Foundation, et je suis également membre du bureau de Substra.
Je travaille sur la notion de contributivité des données de tous les acteurs du consortium, car quand on fait du machine learning à plusieurs, ce n’est pas facile de savoir qui a contribué le plus ou avec les jeux de données les plus utiles au modèle. Je teste donc de nombreuses formules de contributivité à petite échelle pour savoir comment fonctionner dans le projet Substra à l’avenir.

Par ailleurs, je coordonne pour le CHU tous les aspects juridiques, RGPD, infrastructure pour la mise en place du logiciel open source de Substra. J’ai également des liens avec l’équipe médicale pour les questions scientifiques, pour la récupération et le traitement des données des patients, pour comprendre, regarder ces données, échanger avec les médecins pour savoir ce qu’elles veulent dire et mettre en place des algorithmes prédictifs.
Je bosse notamment beaucoup avec les équipes oncologie pour tester Substra dans le cadre des traitements contre le cancer de la peau.
Enfin, je participe à la création d’une communauté d’utilisateurs, essentiellement développeurs ou Data scientist qui vont utiliser Substra pour leurs recherches.

Avant, j’étais Machine Learning Engineer à Paris, je voulais partir de la région parisienne, j’ai été tout de suite très intéressé par les questions de privacy et d’open source de Subtra, et les valeurs qui vont avec, qui sont portés par l’équipe de Substra Foundation. J’avais toujours souhaité bosser dans un projet open source, et Substra m’apporte cette chance. 

C’est donc le sens du projet qui m’a tout de suite intéressé, et son actualité. La protection des données personnelles est un sujet qui va être de plus en plus important, c’est très stimulant de travailler sur ce sujet.

Enfin l’équipe est top ! Lorsque je les ai rencontrés, j’ai très vite été très motivé à les rejoindre quand je les ai rencontrés. On s’entend bien et on est très enthousiastes à l’idée de se retrouver quand on se voit.

Vivre à Nantes

Pourquoi t’es-tu installé à Nantes ? 

Romain :
J’ai fait mes études à Angers puis à Paris, je ne me reconnaissais plus vraiment dans la qualité de vie de la capitale : trop de monde, trop cher ! J’avais pas mal de famille et d’amis dans l’ouest de la France, donc Nantes faisait partie de ma short-list.
Je suis là depuis 7 mois, et je suis très content d’avoir choisi cette ville !

Nantes au coucher de soleil. Photo prise par Julien Le Dinahet, retrouvez son blog ici

Nantes est une ville à taille humaine où l’on peut tout faire en vélo, et avec beaucoup d’espaces piétons également. Il y a moins de densité, moins de bruit, moins de voiture, moins de pollution, et on est plus près d’espaces naturels qu’à Paris.

Je mets 10 minutes à vélo pour aller au boulot, avant je mettais 50 minutes. 

Le gros + : Aujourd’hui, je mets moins de temps pour aller à la mer, que pour rentrer chez moi le soir quand je sortais du boulot à Paris 🙂

Camille :
Je vis à Nantes depuis 2,5 ans. Nantes est une ville dynamique, mais à échelle humaine. On peut rapidement se mettre au vert, en dehors de la ville, tout en étant dans une ville qui bouge.

Avec nos bureaux à la Cantine, nous sommes au cœur de l’écosystème tech nantais, sur l’île de Nantes, un écosystème tech qui se développe à vitesse grand V !

Nantes est définitivement un bon spot pour attirer les trentenaires qui en ont marre de Paris 🙂