Dans le monde IT, la façon de gérer un projet est un élément important pour sa réussite. Waterfall ou Agile ? Ces deux méthodes présentent chacune des avantages et des inconvénients. Quel type de gestion devez-vous choisir ? Cette décision est à prendre au sérieux car elle aura un impact sur l’équipe, sur le projet mais aussi sur les interactions avec le client final. Aujourd’hui, on vous embarque dans les coulisses des deux grandes méthodes de gestion de projet les plus utilisées dans le web. Dans le duel Waterfall VS Agile, on vous aide à choisir votre camp.

La gestion de projet Waterfall : le cycle en V

Cette approche est considérée comme la traditionnelle. Elle repose sur un système en cascade, qu’on appelle aussi le cycle en V. Concrètement, dans ce cas de figure, chaque séquence est développée l’une après l’autre. La livraison au client se fait lorsque toutes les séquences sont réalisées.

Comment ça marche ?

Gérer le projet en mode séquentiel : cela se fait depuis les années 70. La gestion de projet Waterfall est née au début de la révolution numérique, répondant à une volonté de simplicité. Comment ça marche, dans les faits ? On commence par analyser le besoin du client, puis, par concevoir le cahier des charges. Ensuite, on met en place les différentes échéances et le budget. L’équipe passe à la phase développement. Après le recettage et la maintenance, l’entreprise est capable de livrer un produit fini complet, conforme aux souhaits du client.

Quels sont les avantages et les inconvénients ?

La méthode Waterfall permet de cadrer un projet et de présenter au client des éléments clairs et précis. Mais cette gestion stricte peut aussi représenter une limite : la rigidité de Waterfall ne laisse pas de place à la flexibilité. Elle peut donc correspondre à un petit projet, comme la conception d’un site vitrine basique. Mais sur des projets plus importants, qui s’étalent sur plusieurs mois, il est essentiel d’être en veille permanente et de rester constamment à l’affût des évolutions des besoins. Le risque est sinon de livrer un produit qui ne correspond pas aux attentes du client. Les ajustements, à ce stade, feront perdre du temps et de l’argent à tout le monde !

Pour résumer…

Utilisée depuis plus de 50 ans, la méthode Waterfall présente des points intéressants :

  • Les résultats ont déjà été probants pour un grand nombre de projets,
  • Elle est efficace sur des projets qui nécessitent peu de temps de développement,
  • Elle permet de définir un cahier des charges précis et un budget clair,
  • Le client obtient un produit qui correspond strictement au cahier des charges.

Cependant, elle se heurte à certaines limites :

  • En Waterfall, on ne laisse aucune place à l’imprévu,
  • Le projet peut être en décalage avec le marché et les besoins du client lors de la livraison,
  • Aucune possibilité de s’adapter au changement,
  • Risque d’avoir des ajustements conséquents à faire après la livraison.

Tout savoir sur la méthode Agile

On parle de philosophie Agile depuis les années 90. En opposition totale avec le fonctionnement en cascade, cette méthode repose sur des cycles courts, avec des livraisons intermédiaires.

Le déroulement d’une gestion de projet Agile

Quand on gère un projet en mode Agile, l’équipe commence par planifier et prioriser les différentes fonctionnalités à développer. L’avancement se fait ensuite par itération. On va alors répéter des cycles de développement de courtes durées (quelques semaines), faire un débriefing avec le client, ajuster le tir et recommencer. Au fur et à mesure des différents cycles, les équipes peuvent donc améliorer les fonctionnalités et optimiser le projet pour qu’il soit en phase avec le client.

Les points forts et les points faibles

La méthode Agile permet aux collaborateurs d’être souples et réactifs. Le client est au cœur du projet très rapidement : cela permet d’éviter la livraison d’un produit en décalage total avec ses besoins. Travailler en Agile, c’est laisser une grande place à la communication et se donner les moyens de pouvoir revenir facilement sur des fonctionnalités, sans avoir à tout recommencer de A à Z. Mais cette méthode implique un investissement en temps bien supérieur. Les équipes devront être capables de multiplier les sprints et les briefings à chaque étape. C’est un nouveau défi à relever ! 

Pour résumer…

La gestion Agile présente des arguments forts pour convaincre :

  • Le projet complet est découpé en plusieurs étapes pour une grande souplesse,
  • Le client est impliqué dès le départ,
  • Les ajustements sont effectués au fur et à mesure,
  • Il y a une grande possibilité de s’adapter au changement (du côté client ou en interne).

Mais elle a aussi forcément quelques inconvénients :

  • Il faudra consacrer beaucoup de temps aux ajustements en cours de projet,
  • Elle nécessite une grande communication et une vraie coordination entre les équipes,
  • Il faut s’attendre à de multiples sprints.

Quelle méthode choisir pour votre projet ?  

Pour rester performant dans un milieu en perpétuel mouvement, vous devez savoir vous adapter et vous montrer réactif. La rigidité doit laisser sa place à la flexibilité. Les équipes IT de nos jours sont souples, agiles, curieuses et ne se reposent jamais sur leurs acquis. Votre ouverture d’esprit et votre capacité d’adaptation seront des éléments clés pour gérer un projet de main de maître.

Bon à savoir : Les chiffres ne trompent pas : la méthode Agile a un taux de réussite de 42%, contre 14% pour les projets en cascade. 

La philosophie Agile correspond au web d’aujourd’hui, mais aussi de demain : c’est la méthode qui vous permettra d’être toujours en phase avec le marché et le client, et d’avoir une longueur d’avance sur la concurrence. Cependant, sur des projets avec une vision déjà très stable et des process déjà établis, la méthode Waterfall peut aussi prendre tout son sens. À vous d’adapter votre méthode de travail au cas par cas !

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